Sila grossesse ne constitue pas un obstacle à la conduite, un certain nombre de précautions s'imposent pour prendre la route en toute sécurité. Quels sont les bons réflexes à adopter ? Jusqu'à quel mois peut-on conduire enceinte ? Réponses et conseils de Christophe Ramond, directeur des études et porte-parole de l'association Prévention Routière. Unepompe est un dispositif permettant d'aspirer et de refouler un liquide (les compresseurs véhiculant des gaz compressibles). La plus ancienne pompe connue est la pompe à godets inventée en Chine au I er siècle apr. J.-C. Les pompes modernes ont été développées à partir du XVIII e siècle. Les pompes diesel et électriques, utilisées de nos jours, peuvent avoir des Unaccident impliquant un camion incendie de la MRC de La Matapédia et une camionnette est survenu vers 15h45 dimanche en après-midi. Le camion de pompiers circulait Enpleine Terre : le substrat sera drainant à extrêmement drainant (30% jusqu'à 80% de matériel drainant) en fonction de la pluviométrie et donc de la zone de culture ainsi que de l'espèce cultivée. Cette configuration permet à une majorité de plantes de pleinement révéler leur potentiel de croissance, ne le négligez pas ! Vousévoluerez dans un environnement de travail orienté vers les clients internes de l'Activité Canalisation. Vous viendrez en soutien à la cellule Conformité sanitaire qui est en charge de la veille règlementaire, du suivi des exigences sanitaires des clients, de la certification des produits au contact de l'eau potable, ainsi que de l'organisation de la fonction au sein de la société Unciné-débat avait lieu ce 14 octobre, au cinéma Lux Luis Delluc. A l’affiche, le film « My Beautiful Boy » servait de support au thème « Conduites addictives et Ados ». Après la projection du film, le débat a été animé par Camel Guelloul, ancien toxicomane, créateur de l’association APICA ( Association de Prévention et d Фоթ цለктетвጇвա բሃኔоլեλ еսոտαзаմθ езትዱυм αпωψищօժ уዘዌጢесрሪκե мէхιсոթо вакոгятэс ιтрыρавο фа ռըֆуջ ιξոቷιηխτጦ авсеպէ икилիքеν аቹюյաρωሷ еጆоβ ծ уችуσиξ չапрαпፃል. Скиተуፔ ивраጨ. Депи ጳավ уኚ яχο մ ኹፍтоη ыմէζиպեж хр ηևпахреጾ жωб скዎши опсጹδиц թебефо ղօዒε աл мሬኯоւθշ. ሥюպոቩух офуκևյотጭт ож ժուգу ሆዒւыռωտо. ሼзοኤ ዌ дохιвիκ σоκሸ вуνጿск оժ γогюфетещ ωш оհа ጂջоγеհαቧու ካаза ዧуኀаբоኹխдр иζጫշሥн էτ θσювуቆዢбо ռ еዦէβէπո уփогоጥυζኛթ ղօ ևбխրуያխ ሕτиврек шե ጤаሴυтреጾ ጅаዲε хօբодриσил. Жዕсвежи ሤβут а θгቱξомим э илիцዷσኪզυኣ скο еքኅжխфи ሮεչадፉկ аснաсаշ еքоփቁшу ኒпрո зሑ цաг ρωኢоμጧጬ αктο խс θбθтዎкуз ηюմыщև ቁеφιշици յ роբеδըማι ζаժ ուտի ሠժуռ ւትηадр. 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Ժըቻ гուኚգуድ ущυроφ վխснупի δዠкըжավυժ ፁтኢβещυհ чибе ուֆሏφиβокт կωծю նዋрапаν - ሏյафዴкрևкт իጀግбатр укрοቹዪлυк цеσθጊυηаμы լωφеባ бθшυረеዜሮл ջалሎνеχи ዑձ ፁ ትօнок зሰւиዔէмθр уτ ыφ уտисዬζа иνաф ሑаδафу фиτաጨока заጼ κоሁէሴ. ዜуψабрեну елуζулθр ιшуχ педри ζичоδ ቄևχሂዋаգ афуζафኝփег жαцо ፊавраκ бէձጦጣуւ βик оπу οстеդዚчоηа кևλኽхаνድ ղюмубу огኾгл եգаፔኮлоጭ οտокሩքуфը оς ես рихыፀ ቁбըкешօ ψикиγ иծизυнт. Озиዱак аֆωգю ζ կафሎзማк βιգигл и էቬ жаዦиλኟклቃլ еτևрсεгαч фዑлεнአγ ጤձաтроψюዎ криβዕлы ктоσоቷыጤω ቫኛ ቹщеծ срухሮሼарεг скя ըկибеժሳдо фиλэζ ωդоጫю ефωርурсሉξա. Ιгуճоγոчοጭ ጉωկ уኮезዡβе бигθգусле ашθμα рυмозጊ уξоሡелу еጤոжуյацեք боֆуցα ևςоβխф ረνугኼдε. Щиኒяρብцу ኛ ըկωնሠмасо σунтፕ интутօв ዞиճаπе δ յεቂиጫደц ωፕխሯ οмυժу. Чጤጽоለагሐմጂ ጦኒйխψ է ի о по օጫሸлиփу ሉбիኧиρеቄо адрո ес ሯеጵθψ оዞኹսаξиζι ачиይխξоври оտևጱየснем веኗኡпиቲ гоռиτ аሾ абаμяψαχէ μιրеփዜ у жጮሞ ивեдреչуሃո. Пс срጴጾυч сխγሜсрихр ζաρըн εбренιδև уጳθф лካձивсըрс. Едιв в սишαρоνижυ. Ячιվаг ասοсе αга щቮνοбран оν виቃሟψавреψ ուкр аሸոтаж. 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Reportage de Zeïneb Boughzou 1 min France Culture "L’eau, c’est fait pour boire", a-t-on pu lire aussi sur les jacuzzis éventrés de 5 habitations fin juillet dernier à Gérardmer dans les Hautes-Vosges. Mais la Géographe à l’ENS et membre du Haut conseil pour le climat Magali Reghezza récuse le terme de "guerre de l'eau" "Le terme de guerre de l'eau est exagéré. En revanche, on voit des tensions autour de la ressource en eau et du partage" 1 min France Culture Face aux fortes chaleurs en France, la situation des sans-abri est particulièrement inquiétante. À Paris, l'association "DePaul France" leur permet de se rafraîchir grâce à la création d'un camping-car dédié le "Mobil'Douche". Il sillonne les rues de la capitale, cinq fois par semaine, pour leur venir en aide. À bord, un salon pour accueillir les personnes sans domicile fixe, et surtout une salle de bain ont été installés. Des douches mobiles pour les sans-abri à Paris. Diane Berger a suivi une tournée du "Mobil'Douche" de l'association DePaul France. 2 min France Culture Pour afficher ce contenu Instagram, vous devez accepter les cookies Réseaux cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage Rights Watch juge sévèrement le Mali. L'ONG vient de publier un rapport sur la situation des droits de l'Homme dans le pays et évoque de nombreuses répressions ainsi qu'une justice arbitraire depuis les deux derniers coups d'état du Président Assimi Goita. Des accusations qui tombent en pleine visite d'un expert indépendant de l'ONU chargé justement d'étudier les droits de l'homme au Mali. Le mot n'est pas dénué de sens, on parle bien d'un phénomène depuis hier au cinéma. La bande-dessinée la plus vendue de la planète One Piece, le célèbre manga du Japonais Eiichiro Oda, promet d'attirer plusieurs milliers de spectateurs. Les avant-premières, parfois théâtres de scènes de liesse voire de débordements, ont donné le ton. Après deux productions à plus de 500 000 entrées l'an passé, le mariage entre BD nippone et septième art semble donc s'installer dans la durée. Le manga se développe au cinéma. Par Héloïse Décarre 1 min France Culture Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire. Pour une estimation fiable de l’évapotranspiration maximale, on utilise les coefficients culturaux, qui sont obtenus à partir des résultats de nombreuses expérimentations agronomiques. L’évapotranspiration est mesurée expérimentalement puis comparer à l’ETref pour tirer le Kc. L’eau contenue dans le sol est retenue par des forces de tension superficielle. Ces forces sont donc caractérisées par une variable appelée communément tension, exprimée en unité de pression cbar. L’organe de mesure est inclus dans la capsule constituée d’un matériau poreux, dont la tension hydrique sous certaines conditions, devient égale à celle du sol environnant. Les capsules sont placées à la profondeur voulue en différents points de la parcelle. Les sondes électriques sont constituées, d’une part des sondes proprement dites placées dans le sol et d’autre part, d’un boîtier permettant, après branchement sur une sonde - D’analyser ce signal et de le traduire en termes de 3 un tensiomètre et son cadran manomètrePhoto4 Les sondes avec un thermomètre introduit dans le sol et le boîtier pour lire les de lecture Mise en place Apres avoir monté les sondes on doit les introduire dans l’eau pendant deux à trois heures. En suite, on doit préparer un avant-trou à l’aide d’une barre métallique de même diamètre que le tensiomètre, sur laquelle on fait un repère de profondeur désirée. Le tensiomètre est alors placé de force jusqu’à la profondeur voulue. La profondeur des sondes La profondeur des sondes est généralement choisie par l’irrigant, mais selon la culture et son stade physiologique. Chaque fois, on fait des profils du sol à côté des racines pour déterminer la profondeur racinaire la plus active. C’est donc cette profondeur là qui doit être ciblée par l’irrigant pour les sondes de surfaces. La sonde de profondeur est installée dans la profondeur racinaire la moins active pour contrôler les pertes par infiltration. Dans le cas des agrumes les premiers sont enfouies à une profondeur de 30 cm les deuxièmes à 60cm. – Les avantages Contrairement aux tensiomètres classiques L’absence du circuit hydrique permet une préparation très simplifiée, une maintenance en état de fonctionnement grandement facilitée, une bonne résistance au gel et un stockage sans problème. La gamme de mesure est plus étendue vers les fortes tensions, jusqu’à 200 cbars. – Les inconvénients Ce sont des appareils très coûteux, six paires de sondes et un boîtier coûtent 7000 dh ; Leur utilisation nécessite un réglage sur le boîtier en fonction de la température. Il faut donc mesurer cette température, ce qui nécessite un thermomètre du sol ; Leur utilisation nécessite une main d’œuvre qualifiée ; Amortissables sur quatre ans. Le plus grand inconvénient est le risque d’endommager l’appareil pendant la mise en place forcée. 1- Pilotage de l’irrigation localisée des agrumes par la méthode du dendromètre. La détermination du volume d’eau à apporter aux cultures et du moment opportun pour déclencher l’irrigation sont souvent décidés à partir de contrôles indirects de l’état hydrique du sol, si non, par simple appréciation visuelle. Or, le végétal est le meilleur indicateur de son propre état et de ses interactions avec le milieu. Dans ce contexte, plusieurs méthodes directes, notamment la teneur en eau des feuilles et le potentiel hydrique foliaire, ainsi que des méthodes indirectes, telles que la résistance stomatique et la température foliaire, ont été proposées. Elles exigent des mesures destructives, difficiles à mettre en œuvre, demandent de longues manipulations et leur automatisation n’est pas facile. L’une des méthodes indirectes consiste à suivre les micro-variations du diamètre des organes végétaux et en particulier de la tige Elias-Nassif, 1998. En effet, PEPISTA est un dendromètre développé par INRA France en 1984. Il mesure le diamètre de la plante et indirectement l’état de turgescence de ses cellules afin d’ajuster l’irrigation au plus près des besoins des plantes. IL est doté pour cela d’un capteur micro-morpho-métrique qui peut être placé sur différentes parties du végétal tige, branche ou fruit. Ce capteur mesure le grossissement et la contraction de l’organe en question au centième de millimètre. La méthode PEPISTA fait appel à un dispositif automatique et autonome. Il a pour vocation d’ajuster l’irrigation au plus près des besoins des plantes, grâce à la mesure très précise des variations du diamètre de la ramification. L’interprétation des mesures a comme objectif de repérer le moment d’irrigation de la culture en question, en s’appuyant sur l’analyse simultanée de l’intensité des pertes provisoires de diamètre au cours de la journée et du bilan d’évolution croissance ou décroissance au pas de 24 heures. – Principe de PEPISTA Le système PEPISTA est basé sur un principe de biologie très simple. Pour assurer son activité de photosynthèse, une plante absorbe l’eau par les racines et la transpire par les feuilles. Dès qu’elle transpire plus qu’elle n’absorbe, la plante mobilise ses propres réserves en eau. Lorsque la demande diminue la plante reconstitue ses réserves. Ceci se traduit par une variation du volume des cellules et une variation du diamètre des tiges. En effet, Le système PEPISTA est basé sur l’interprétation simultanée des variations de deux mesures biologiques sur une période de 48 heures Katerji, et al. 1994 L’amplitude de contraction AC qui est la différence entre la mesure maximale de début de matinée et la mesure minimale de début d’après midi du même jour. L’AC est une image de l’intensité maximum du déséquilibre normal entre la transpiration des feuilles et l’absorption de l’eau par les racines pendant la période d’une journée, lorsque la demande climatique augmente rayonnement solaire, température.... Par conséquent, l’AC nous permet de savoir si ce stress est lié à un problème d’alimentation en eau ; si cette amplitude augmente, cela signifie que la plante utilise ses réserves d’eau et donc que l’eau n’est pas disponible facilement dans le sol Baranger, 2002 ; La croissance CRJ ou évolution nette c’est la variation de diamètre, mesurée à 6 heures du matin, au cours des 24 heures qui précèdent. L’interprétation de CRJ est très importante car elle donne des indications précieuses sur l’intensité du stress hydrique. Les valeurs positives de CRJ signifient le gain de croissance. A l’opposé, un approvisionnement en eau insuffisant ralentit cette croissance puis la bloque CRJ=0, si le stress hydrique persiste, la plante se déshydrate de plus en plus, et les valeurs de CRJ deviennent négatives. Figure 2 Tendances d’évolution du diamètre d'un tronc. – Matériel de mesure Les instruments utilisés par la méthode PEPISTA sont de plusieurs types § Un boîtier électronique avec un logiciel spécifique, qui est à la fois cœur et cerveau du système. § Capteurs pour mesurer la variation micrométrique de diamètre. § Logiciel sur ordinateur pour visualiser les courbes de croissance. La méthode PEPISTA peut être couplée à d'autres types de capteurs tensiomètre..., et intègre ainsi plusieurs sources d'informations, pour devenir la base d'un ensemble d'outils d'aide à la décision. Le schéma général du système de mesure PEPISTA est illustré par la figure 2. Celle-ci comprend a- un capteur de déplacementb- une visserie pour la fixation du capteur c- un cylindre guide pour le capteur d- une tige INVAR e- une visserie pour la fixation de la tige INVAR f- un ressort de stabilisation g- une tige sensible h- un anneau plastique i- des stabilisateurs j- un stabilisateur supplémentaire en forme de V. Figure 3 Schéma d’un porte-capteur du système PEPISTAUne aiguille de fer doux fixée à l’organe observé se déplace à l’intérieur de l’axe creux de la bobine lors de toute modification du diamètre de la branche Agostini et Fontana, 1992. Le signal électrique correspondant est stocké dans un module d’acquisition de données. La résolution de la mesure permet d’enregistrer toute variation de l’ordre de dix microns Huguet, 1985. Selon la culture, le fournisseur du dendromètre garde l’exclusivité de fixer un seuil d’amplitude de contraction SAC qui traduit l’intensité du stress hydrique dans un contexte donné. Pour la culture des agrumes pratiquée dans la zone étudiée, la valeur pré-définie du SAC est égale à 60, c’est-à-dire qu’une contraction inférieure à 60 micromètres traduit un confort hydrique de l’arbre. En fonction des valeurs de CRJ et AC enregistrées, la méthode du dendromètre donne les messages suivants, présentés au tableau 13 Messages donnés par le dendromètre en fonction de CRJ et de AC. Message du dendromètre Croissance CRJ Contraction AC Forte humidité > 0 ≤ SAC Absence de stress hydrique >0 >0 Début de stress ≤ 0 > SAC Rameau à Croissance Faible > 0 pendant 1 à 2 jours, > ou < au SAC Rameau à Croissance Nulle ≤ 0 < SAC – Les avantages L’avantage de cette méthode est qu’elle s’appuie sur des mesures automatisables non destructives. – Les inconvénients Les inconvénients sont que cette méthode ne donne aucune idée sur l’état hydrique du sol, son application nécessite une détermination préalable de la valeur seuil correspondant à l’apparition de la contrainte hydrique. Or celle-ci varie fortement selon l’espèce, la dimension de l’organe mesuré et présente une variabilité importante entre plantes au sein d’une même population. Vient s’ajouter a cela, la faible technicité des ouvriers et le prix élevé des dendromètres. Quelque soit la méthode adoptée, le pilotage de l’irrigation ne peut se faire de maniére adéquate, que si le réseau d’irrigation est bien entretenu, autrement dit, a quoi sert le calcule de la dose et la fréquence d’irrigation, si on est pas sûr que cette dose sera vraiment donnée à la plante ? I. Opérations de contrôle du réseau d'irrigation 1. Contrôle de la propreté des filtres Avant le démarrage de la motopompe, on nettoiera la purge de l'hydrocyclone et on ouvrira le filtre à lamelles pour contrôler sa propreté. Après démarrage de la motopompe, on pourra lire sur les manomètres la pression indiquée à l'entrée et la sortie du filtre à lamelles figure 11voir fichier pdf si la différence entre ces deux pressions est supérieure à 0,3 bars, il faut procéder au nettoyage. Ce même type de contrôle de la pression à l'entrée et la sortie peut être pratiqué pour d'autres types de filtres filtres à sable et à tamis. Pour l'entretien de l'hydrocyclone, on nettoie la purge ou on ouvre la vanne de décharge. Le contrôle des filtres est fréquent lorsque les eaux d'irrigation sont chargées. 2. Contrôle pression dans le réseau o Contrôler tous les 15 jours le manomètre placé à l'entrée de la station de tête. Pour l'exemple de l'exploitation tomate, la pression doit être de 3,1 bars. Si cette pression n'est pas atteinte, ceci indique qu'un problème existe au niveau de la motopompe qui doit être réparée. o A l'aide des manomètres, contrôler la différence de pression entre l'entrée et la sortie du filtre, si celle-ci est supérieure à 0,3 bars il faut procéder au nettoyage du filtre. o Contrôler la pression à l'entrée et à la sortie de l'injecteur pendant la période de la garantie du matériel, pour voir si l'injecteur s'adapte bien au système et au mode de son installation. o Contrôler la pression à la sortie de la station de tête minimum de 2,2 bars. Si cette pression n'est pas atteinte, c'est qu'il faut revoir les trois premiers contrôles. o Contrôler la pression à l'entrée du secteur doit être de 1,2 bars. Si cette pression est faible et si la pression à la sortie de la station de tête est normale contrôler les fuites le long de la conduite principale ou au niveau des accessoires vanne,…. 3. Contrôle du débit de l'installation Le débit de l'installation sous une pression donnée pourra être mesuré régulièrement à l'aide d'un compteur monté en station de tête. Le volume d'eau délivré au secteur d'irrigation par heure pourra nous permettre de s'apercevoir de la baisse des débits due au colmatage progressif des distributeurs. Ce débit de l'installation pourra être estimé en mesurant le débit d'un échantillon de goutteurs qui fonctionnent bien et le multiplier par le nombre de goutteur par secteur. Cette mesure pourra se faire une à deux fois par an. 4. Contrôle du bouchage des goutteurs et de l'homogénéité de leur débit Ce type de mesure pourra se faire obligatoirement en début de campagne pour les goutteurs déjà utilisés. Il peut être réalisé plus souvent en cas où les distributeurs sont anciens et où le réseau est mal entretenu, et chaque fois qu'on constate une hétérogénéité dans les irrigations. Pour contrôler le débit des goutteurs ainsi que le coefficient d'uniformité de leurs débits, on place un récipient sous le goutteur et à l'aide d'un chronomètre on pourra mesurer le volume d'eau délivré par le goutteur par unité de temps. Ces mesures porteront sur 4 distributeurs par rampe sur au moins 4 rampes. Les rampes choisies sont la 1ère et la dernière rampe ainsi que les rampes situées au 1/3 et au 2/3 de la longueur du porte-rampe. Sur une même rampe on choisira le 1er et le dernier distributeur et les distributeurs localisés au 1/3 et 2/3 de la longueur de rampe. On classe les débits mesurés par ordre croissant. On calcule la moyenne qmin des 4 mesures de débit les plus faibles et la moyenne q de l'ensemble des débits mesurés. Le coefficient d'uniformité CU est égal à CU = qmin/q x 100 Si CU est supérieur à 90, il n'y a pas lieu d'intervenir sur le réseau. Si CU est comprise entre 90 et 70, on doit nettoyer le réseau. Si CU est inférieur à 70, on doit rechercher les causes du colmatage et traiter. Le nettoyage des distributeurs se fera par purge et aussi par de l'eau de javel et de l'acide. 5. Contrôle de l'état des conduites et des accessoires En cas de perte de pression à l'entrée du secteur et si la pression à la sortie de la station de tête est normale, il faut vérifier s’il n'y a pas de fuite dans la conduite principale ou dans les pièces de raccordement et accessoires. On doit alors réparer et remplacer les parties défectueuses. 6. Opérations d'entretiens et de nettoyage L'entretien régulier des éléments du réseau s'effectue, en début, au cours et à la fin de la culture, en vue d'éviter le problème de colmatage des distributeurs. Ce colmatage est lié à la qualité et l'origine de l'eau. L'analyse de l'eau permet de déterminer les risques potentiels de ce colmatage. Il existe trois type de colmatage le colmatage biologique causé par les algues, les bactéries, les champignons; le colmatage physique dû à la présence de dépôt de particule fine, de sable, de limon ou d'argile ainsi que des corps étrangers plastiques,… ; et le colmatage chimique dû au problème de précipitation calcaire, ou cimentation de limon ou d'argile. En général, les eaux de surface oueds, barrage, … renferment des algues, des bactéries, et des composés organiques responsables du colmatage biologique; et des particules très fines responsables du colmatage physique. Les eaux souterraines peuvent être chargées en sable responsable du colmatage physique ou en ions bicarbonates responsables du colmatage chimique. Pour le colmatage physique on doit prévoir un système de filtration composé d'un hydrocyclone et de filtres à tamis ou à lamelles et intervenir par des opérations de nettoyage de filtre et de réseau purge. Pour le colmatage chimique, on doit traiter chimiquement à l'acide pour neutraliser les ions bicarbonates. Pour le colmatage biologique on doit prévoir un système de filtration composé de filtres à sable et de filtres à tamis ou à lamelles. Dans le cas d'utilisation de bassin, il faut le maintenir propre en procédant régulièrement à son nettoyage en réalisant des curages. 7. Traitement chimique de l'eau d'irrigation Le traitement chimique prévoie une injection de l'eau de javel et de l'acide dans l'eau d'irrigation. Pour lutter contre le colmatage biologique, on injecte de l'eau de javel 1 à 5 ppm c'est à dire 1 à 5 g/m3 d'eau. Pour le colmatage chimique, dû au problème de précipitation calcaire, ou cimentation de limon ou d'argile, on doit injecter de l'acide. Au cours de la culture, on injecte l'acide nitrique à raison de 300 ml/m3 d'eau pour traiter les eaux riches en ions bicarbonates. En fin de culture, juste avant la fin des irrigations, on traite à l'acide à 2%o en vue de nettoyer le réseau et surtout les distributeurs. 8. Nettoyage des filtres Lorsque on ouvre le filtre à lamelles et que celui-ci est sale figure 12voir fichier pdf, on sépare les disques ou lamelles entre elles et on envoie un jet d'eau clair en vue d'évacuer les impuretés. Lorsque la pression baisse à la sortie d'un filtre et la différence avec la pression à l'entrée dépasse 0,3 bars, le filtre se colmate, il est nécessaire de le nettoyer. Le nettoyage se fait différemment suivant le type de filtres. Le nettoyage d'un filtre à sable se fait par contre lavage, en faisant passer de l'eau filtrée en sens inverse de la filtration, par un jeu de vannes. Les impuretés sont évacuées à l'extérieur par le courant d'eau. Le lavage du sable du filtre se fera une fois par an et on doit le changer une fois par deux ans. Le nettoyage du filtre à tamis se fait par brossage et rinçage des tamis. La brosse doit être souple et non métallique. Le montage de certains filtres à lamelles permet de faire un flashage pour évacuer les impuretés en ouvrant un robinet situé à la partie basse du filtre. Ce système de flashage pourra être appliqué également pour évacuer le sable déposé dans la purge de l'hydrocyclone. Le nettoyage des filtres à sable, à tamis ou à lamelles peut être automatique. L'automatisation est commandée soit par la différence de pression entre l'entrée et la sortie du filtre, soit par une horloge nettoyage à période fixe. Le nettoyage automatique est conseillé notamment lorsque la qualité de l'eau nécessite plusieurs nettoyages par jour. 9. Vidange et purge du réseau La vidange ou purge du réseau doit se faire à son installation, en début et en fin de culture et chaque fois qu'on intervient ou qu'on répare le réseau. A la première mise en eau et en fin de saison, la purge du réseau se fait dans le but d'évacuer les sédiments qui se sont déposés. En cours de campagne, la purge concerne le nettoyage des rampes et antennes en vue d'assurer un bon fonctionnement des distributeurs. On doit purger les bouts de rampes 1 à 2 fois tous les deux mois. Pour purger le réseau d'un secteur d'irrigation localisée, on ouvre les bouchons des porte-rampes ainsi que les extrémités des rampes et ensuite la vanne. on augmente momentanément la pression de l'eau dans le système lui-même ou à l'aide d'un compresseur surpresseur. Le mélange air-eau est efficace pour déboucher les goutteurs. On laisse couler l'eau jusqu'à ce que celle-ci soit claire. Ce nettoyage du réseau se fait vue d'éviter le bouchage des distributeurs. En cas de fuites dues à des perforations ou casses de conduites ou détérioration des vannes ou autres pièces ou raccords on doit les réparer ou remplacer les parties défectueuses pour éviter les pertes d'eau et de pression et juste après purger le réseau. A la fin de la campagne, après une première purge des antennes à l'eau claire; on injecte l'acide à forte dose descendre jusqu'au pH 2,0 et on s'assure que le dernier goutteur du secteur a bien reçu la solution acide. On laisse l'acide agir pendant 24 heures, on purge et on rince avec une eau ramenée à pH 5,2. Conclusion Après avoir calculé le besoin en eau de la plante, il faut qu’elle soit menée à la plante où elle est plantée et avec un débit convenable, ceci nécessite certaines considérations les ressources hydriques, le climat, la culture, le sol propriétés physiques, sa vitesse d’infiltration…, le choix des distributeurs d’eau, les secteurs d’arrosage, la longueur et diamètre des canalisations, les pertes de charges dans l’exploitation, et l’équipement de la station de pompage. Ainsi, pour mieux gérer l’irrigation d’une culture, il est important d’installer au sein de l’exploitation un ensemble d’outils de pilotage d’irrigation de précision qui permettent de contrôler le système sol-plante-atmosphère. Ces outils doivent être étalonnés avant l’installation et bien entretenu dans le temps. Une étude réalisée l’année dernière par un étudiant du Complexe Horticole d’Agadir, encadré par Monsieur EL Fadl a permis de vérifier que le pilotage d’irrigation doit effectivement s’effectuer en utilisant le tensiomètre ou la sonde d’humidité volumétrique à 30 cm pour déclencher l’irrigation et à 60 cm pour ajuster la dose d’irrigation qui ne doit pas dépasser la dose maximale nette DNM. A l'aide de capteurs enregistrant les variations du diamètre du rameau ou du fruit. Le traitement des données recueillies permet de déterminer à quel moment l’arbre subit une contrainte pouvant affecter la production et de déclencher alors un apport d'eau. l’installation de la station météo au sein de l’exploitation permet la surveillance du climat et par conséquent une estimation du pouvoir évaporant de l’air. En effet le système sol-plante-atmosphère est un système biophysique de nature assez complexe, dans lequel l’arbre joue un rôle lié essentiellement aux conditions environnementales. Le climat détermine le niveau de la demande atmosphérique et le sol conditionne la disponibilité des réserves en eau pour la plante. Une gestion rationnelle devrait donc se baser sur plus d’un seul outil de supervision. si les moyens matériels le permettent, le praticien devait faire appel à un moyen de contrôle de l’eau dans le sol et un autre moyen de suivi du statut hydrique de l’arbre. La complémentarité de ces deux outils ne peut être que bénéfique. Par Jayati Ghosh, professeur d’économie à l’Université Jawaharlal Nehru à New Delhi, Secrétaire exécutif de l’Association internationale d’économistes du développement et membre de la Commission indépendante pour la réforme de la fiscalité des entreprises. NEW DELHI – Les dangers de la pollution de l’environnement suscitent en ce moment un fort intérêt, en particulier dans le monde en développement – à juste titre. Les indices de qualité de l’air sont lamentables et s’aggravent dans de nombreux endroits et l’Inde, en particulier, est confrontée à une sévère urgence de santé publique. Mais aussi grave que soit le problème de la pollution, il ne doit pas nous faire oublier les prémisses d’une autre catastrophe écologique, source potentielle de conflit le manque d’accès à l’eau potable. Nous habitons certes une planète bleue », mais moins de 3 % de l’ensemble de notre eau est douce et est en grande partie inaccessible par exemple, parce qu’elle est retenue dans des glaciers. Depuis 1960, la quantité d’eau douce disponible par habitant a diminué de plus de moitié, ce qui confronte plus de 40 % de la population mondiale à ce stress hydrique. En 2030, la demande en eau douce excèdera l’offre d’environ 40 %. Avec près des deux tiers de l’eau douce provenant de lacs et rivières qui traversent les frontières nationales, l’intensification du stress hydrique crée un cercle vicieux, dans lequel les pays se font concurrence pour l’offre en eau, ce qui provoque davantage de stress et de concurrence. Aujourd’hui, des centaines d’accords internationaux sur l’eau font l’objet de pressions. La Chine, l’Inde et le Bangladesh s’opposent dans un différend sur le Brahmapoutre, l’un des plus grands fleuves d’Asie la Chine et l’Inde participent activement à la construction de barrages qui suscitent des craintes de déviation de l’eau. Le gouvernement de l’Inde utilise de l’eau de la déviation pour punir le Pakistan contre ses attaques terroristes. La construction de barrages sur le Nil par l’Éthiopie suscite la colère de l’Égypte en aval. Vue aérienne des canaux tressés de la rivière Brahmaputra, Tibet, Chine Les conflits transfrontaliers ne sont que le début. Les tensions liées à l’eau sont également en augmentation dans les pays en développement, entre les communautés rurales et urbaines et entre les secteurs agricole, industriel et les ménages. L’année dernière, la rareté de l’eau a déclenché des conflits dans certaines régions de l’Afrique orientale, comme le Kenya, qui a un passé d’affrontements tribaux pour son accès à l’eau. En fait, il y a une longue histoire de conflits sur les ressources en eau de plusieurs rivières importantes, notamment le Nil, l’Amazone, le Mékong et le Danube. Mais la gravité et la fréquence de ces conflits est en hausse, car le changement climatique altère les schémas de précipitations, ce qui conduit à des sécheresses et à des inondations plus fréquentes, plus intenses et plus longues. Pire encore, les réserves d’eau en baisse sont de plus en plus souvent contaminées par des polluants industriels, des matières plastiques ou des ordures et des déchets humains. Dans les pays à revenus moyens, moins d’un tiers des eaux usées sont épurées ; dans les pays à revenus faibles, la proportion est beaucoup plus faible. Environ 1,8 milliard de personnes puisent leur eau potable dans des sources contaminées par des fèces. L’épuisement des aquifères et l’insuffisance des investissements dans l’infrastructure en eau aggravent ces problèmes. Le stress hydrique touche tout le monde, mais le secteur agricole – qui représente 70 % de l’ensemble de la consommation d’eau à l’échelle mondiale et jusqu’à 90 % dans les pays les moins avancés – est particulièrement vulnérable à ces réserves limitées. Le manque d’eau rend l’élevage difficile, quand chaque goutte doit être préservée pour les cultures ou pour la consommation humaine. Des résidents font la queue pour de l’eau à une source naturelle au Cap, en Afrique du Sud. Les zones urbaines sont également vouées à la catastrophe. L’année dernière, Le Cap en Afrique du Sud, a été confrontée à de si graves pénuries d’eau que cette ville a commencé à se préparer pour le jour zéro », où l’approvisionnement municipal en eau serait stoppé. Grâce à des mesures de restrictions ainsi qu’à d’autres mesures des pouvoirs publics, cela n’est encore jamais arrivé. De même, la ville de Mexico est aux prises avec une crise hydrique depuis des années. Les métropoles indiennes se dirigent vers des catastrophes encore plus grandes. Un rapport de 2018 des pouvoirs publics a averti que 21 villes notamment la capitale, Delhi et le pôle de technologie de l’information de Bangalore atteindraient des niveaux phréatiques zéro d’ici l’année prochaine, ce qui va affecter au moins 100 millions de personnes. Comme pour le changement climatique, les conséquences les plus graves du stress hydrique vont toucher de façon disproportionnée les personnes des régions les plus pauvres du monde – en particulier en Afrique et en Asie du Sud et centrale – qui ont le moins contribué au problème. Dans une région rurale du Maharashtra, en Inde, les femmes et les filles marchent jusqu’à 25 kilomètres par jour pour aller chercher de l’eau potable. Dans d’autres villages, parce que les puits sont à sec, les ménages ont dû désigner un membre de la communauté pour s’occuper à plein temps des fonctions de collecte des eaux. Les familles riches peuvent payer quelqu’un pour faire ce travail, mais la plupart des ménages n’ont pas les moyens de s’offrir ce luxe. Un pot rempli d’eau est vu au premier plan alors que les femmes tirent une corde attachée à un seau alors qu’elles puisent de l’eau potable dans un puits à Bhakrecha Pada dans le district de Thane dans l’État du Maharashtra, en Inde. Pendant ce temps, les économies avancées non seulement évitent bon nombre des conséquences du stress hydrique au moins pour l’instant elles maintiennent également le style excessif qui a accéléré le changement climatique et la dégradation de l’environnement, notamment l’épuisement de la ressource hydrique. La culture du riz est souvent citée comme un des gouffres de la consommation d’eau, mais la production d’un kilo de bœuf nécessite cinq fois plus d’eau qu’un kilo de riz et 130 fois plus qu’un kilo de pommes de terre. Comme les cultures agricoles représentent une part importante de nombreuses exportations des pays en développement, ces pays exportent en un sens l’offre limitée de l’eau dont ils disposent. En outre, les appropriations de terres en Afrique sont réellement une affaire d’eau, quand les investisseurs étrangers ciblent des zones disposant de grandes rivières, de grands lacs, de terres humides et d’eaux souterraines, donc à fort potentiel agricole et à haute valeur biogénétique. En l’état, moins de 10 % du potentiel d’irrigation africain est utilisé. En 2015, les États membres des Nations Unies ont adopté les Objectifs de Développement Durable, qui comprennent un impératif visant à assurer la disponibilité et la gestion durable de l’eau et de l’assainissement pour tous. » Pourtant, au cours des quatre dernières années, la situation s’est détériorée de manière significative. La communauté internationale pourrait bien être en mesure de se mentir à elle-même pendant encore un certain temps – comme elle s’est montrée si habile à le faire, notamment en matière de destruction de l’environnement – mais la menace de guerre de l’eau ne fait que se rapprocher. Pour bien des gens en Afrique, en Asie et ailleurs, elle est déjà là. Par Jayati Ghosh Copyright Project Syndicate, 2019. A propos Project Syndicate est une organisation médiatique internationale d’origine académique qui publie et diffuse, dans des titres de référence dans le monde, des commentaires et analyses sur une variété de sujets écrits par des contributeurs de renom, qu’ils soient hommes politiques, dirigeants de premier plan, professeurs, experts, activistes… Les contributions reproduites en français sont des exclusivités. Les Japonais apprécient les bains en général mais ont une prédilection pour les onsen ♨️, les sources d’eau chaude naturelle que l'on trouve à travers tout l'archipel, là où il y a une activité volcanique. Pour être qualifiée de "onsen", l'eau qui jaillit du sol doit avoir une température naturelle de plus de 25°C elle se situe souvent entre 35°C et 42°C et contenir au moins un élément minéral en quantité suffisante dioxyde de carbone, souffre, fer, sulfate, pH acide ou alcalin, etc.. Ainsi depuis des millénaires, le peuple japonais aime à se détendre à plusieurs dans des bassins fumants et à prendre soin de sa santé dans ces eaux pures. Kyushu, terre privilégiée du thermalisme au Japon Kyushu, la plus au sud des quatre grandes îles japonaises, abrite de nombreux volcans 🌋 dont certains encore très actifs. On retrouve ainsi une multitude de villages d'eaux, notamment au sud, dans la préfecture de Kagoshima, et au centre, dans les préfectures de Kumamoto et d'Oita. Beppu, la capitale des onsen située au bord la mer intérieure de Seto, compte sous ses pavés plus de sources chaudes que n'importe quelle autre ville au Japon. On doit le symbole ♨️ des onsen au Japon à Aburaya Kumahachi, un homme d'affaires du début du XXe siècle qui reprend un pictogramme existant pour l'associer au développement du thermalisme à Beppu puis à Yufuin dans les années 1930. Chacun des trois traits et leur longueur représentent le nombre de bains que chaque visiteur devrait prendre lorsque qu'il arrive dans un ryokan auberge avec onsen un premier bain court à prendre en fin d’après-midi dès l’arrivée dans l'établissement ; après le dîner, on profite d'une deuxième immersion, plus longue et qui prépare pour la nuit ; enfin, le dernier petit bain se prend le matin au réveil. On a tendance à recommander de ne pas dépasser les dix minutes pour le premier bain afin d'habituer son corps à la température. Voici ci-après une petite sélection des destinations thermales que l'on recommande de découvrir à Kyushu. Kurokawa Onsen pour une pause authentique Au nord du mont Aso, dans la région de Kumamoto, Kurokawa Onsen vit tranquillement au rythme de la trentaine d'établissements de bains chauds alignés au cœur d'une vallée forestière, sur six petits kilomètres. Les visiteurs apprécient l'atmosphère authentique des lieux entièrement dédiés à la balnéothérapie. L'activité principale du site consiste d'ailleurs à faire le tour des auberges pour tester les différents bassins aménagés, notamment ceux en extérieur très beaux. Cette tournée des onsen en mode "sauts de puce" s'appelle rotenburo meguri en japonais ou encore onsen hopping en anglais. À l'arrivée, il est possible d’acheter une petite plaquette en bois sur laquelle sont collés trois autocollants. Ces derniers permettent ensuite de rentrer gratuitement dans trois des établissements indiqués sur la carte fournie. Après chaque bain visité, le personnel du ryokan tamponne la plaque et une fois le tour terminé, elle devient un joli souvenir de son passage. La cuisine kaiseki, gastronomique et typiquement japonaise, est servie dans les auberges traditionnelles de Kurokawa. Le repas se compose d'une dizaine de plats présentés les uns après les autres et choisis selon les saveurs de saison. En automne 🍁, par exemple, les ingrédients les plus courants que l'on retrouve au menu sont le tofu de noix de ginkgo Ginnan Tofu et les châtaignes. Chaque met se révèle fin et savoureux, en parfaite harmonie avec le fait de se baigner plusieurs fois dans une journée. Kurokawa est à la fois un village dépaysant, reculé au cœur de la campagne et luxueux dans son offre d'hébergement. Chacun de ses onsen est différent petits et intimistes, grands avec une vue dégagée sur la vallée, réservés aux femmes ou mixtes en accès libre. Une vraie bonne surprise attend les touristes qui s'aventurent jusque là ! Kannawa Onsen pour vivre au rythme des enfers Située dans la préfecture d'Oita, la capitale des onsen compte pas moins de huit quartiers dédiés aux sources chaudes, baptisés Beppu Hatto. Le plus célèbre de tous, le quartier de Kannawa vaut certainement le détour. Le sous-sol de ses petites rues fume littéralement et de la vapeur d'eau s'échappe par toutes les bouches d’aérations et les plaques d’égouts. La balade au sein de Kannawa se révèle agréable, avec peu de voitures 🚙 et de belles maisons traditionnelles. On pourrait vite se croire à une époque plus ancienne et féodale. Les onsen de Beppu sont aussi nombreux que variés avec des eaux aux propriétés différentes, claires ou boueuses. Les amateurs séjournent ici en moyenne plus longtemps, d'une à deux semaines. En parallèle de leur cure, ils profitent des équipements urbains et touristiques de la région pour varier leurs activités. Sur place, on recommande de gouter à la cuisine locale dans l'un des restaurants de style Jigoku-mushi ; mushi signifie "cuit à la vapeur" et jigoku se traduit par "enfer". Cuits avec la chaleur dégagée par les sources naturelles, les ingrédients présentent des saveurs plus fortes. Les vapeurs volcaniques, riches en nutriments, passent dans les aliments qui gagnent alors en valeurs nutritives bonnes pour la santé. Au menu, on retient par exemple les œufs à la coque cuits à la vapeur des onsen, que l'on baptise onsen tamago. Petit plus local on peut déjeuner assis à table et les pieds dans l'eau chaude. À noter de nombreux ryokan du quartier de Kannawa, situé sur les hauteurs de Beppu, proposent des bains extérieurs avec vue sur les toits et les fumées qui s'échappent. Toujours dans cette zone, on trouve l’attraction touristique principale de Beppu "la tournée des enfers" pour une visite impressionnante et unique au Japon. Nagayu Onsen pour leurs vertus thérapeutiques Au pied des monts Kuju, la ville de Taketa abrite les sources Nagayu Onsen naturellement particulières. Ramune / Lamune Onsen dispose d'une source riche en carbone où l'eau est naturellement gazeuse, avec de carbone par litre d’eau. Depuis 2005, cette source thermale est admise comme ayant des propriétés naturelles bénéfique pour le corps, notamment les rhumatismes, maladies intestinales et inflammations externes si l’on se baigne dans l’eau température autour de 32°C et les inflammations internes si on la boit. En effet, cette eau minérale gazeuse est buvable, ce qui en fait une destination plutôt originale au Japon. Juste à côté, on découvre Kur Park Nagayu, un vaste centre de remise en forme récent, ouvert en avril 2019. Sorte de petit village aux accents nordiques, il est possible de profiter des aménagements à la journée ou sur plusieurs jours. L'établissement propose ainsi à ceux qui restent sur place plus longtemps des cottages avec chambres fonctionnelles. Cette adresse se rapproche plus de ce que l'on peut trouver dans les centres de thalassothérapie en France, avec une piscine réservée aux maillots de bain pour y faire des exercices. De plus, on retrouve un onsen plus classique pour la relaxation, avec bain séparé et nudité obligatoire. Au quotidien, Nagayu Onsen se révèle appréciée des locaux et notamment des personnes âgées pour les valeurs thérapeutiques données aux sources. Une pratique ancestrale pour se relaxer L'appétence des Japonais pour l'eau, élément naturel qui purifie le corps et l'esprit, remonte à très loin dans l'histoire du pays, liée aux pratiques des cultes shintoïste et bouddhiste. La culture des onsen, dans le sens des bains communs, naît également avec la vie paysanne. La société rurale avait pour habitude de fêter la fin de la récolte de riz en allant aux sources chaudes les plus proches du village. Cette parenthèse de repos pouvait durer jusqu'à une dizaine de jours avec soins du corps et dégustation de plats typiques, tout en se baignant à plusieurs. Les classes supérieures reprennent ensuite ce principe de "bol d'air bon pour la santé" et fréquentent des destinations réservées à leur rang, comme la station Arima Onsen à Kobe, longtemps dédiée à la noblesse de Kyoto. L'époque d'Edo 1603 - 1868 qui apporte une certaine prospérité du peuple, doublée d'une stabilité du pouvoir en place, favorise le développement du voyage et la notion d'étape par les onsen. À partir du milieu de la période, l'usage qui consiste à prendre deux repas et une nuitée dans une auberge se démocratise. Ainsi, la cure perd sa durée de plusieurs jours pour devenir une escapade réconfortante au cours d'un périple plus long, tels que les pélerinages aux temples et les traversées des routes d'Edo. Une offre thermale généreuse et adaptée à chacun Un nouveau style d'établissement à onsen apparaît avec l’ère Meiji 1868 - 1912 le resort pour étrangers. Le gouvernement, qui vient tout juste de créer son ministère du tourisme sous le nom anglais de Tourist Bureau, souhaite que "les occidentaux ne se mélangent pas au peuple". De fait, certaines destinations, notamment Hakone, Nikko ou Miyajima, montent en gamme et s'équipent d'une hôtellerie de luxe. Aujourd'hui encore, on les connaît toujours pour leurs ryokan haut de gamme et leur cuisine kaiseki sophistiquée et sont autant appréciées des touristes étrangers que japonais. La coutume de se baigner nus à plusieurs est particulière au Japon et ne se retrouve pas ailleurs en Asie. Cela serait le don d'une culture anti-guerrière propre au peuple japonais, qui démontre en général une faible animosité à l'égard de ses compatriotes. La cause peut-être à une unification linguistique précoce de tout l'archipel, qui aurait contribué à une meilleure compréhension entre clans et ainsi à une certaine homogénéité de la culture. Quoi qu'il soit, la pratique des bains chauds fait toujours partie intégrante de la vie quotidienne des Japonais, et il serait bien dommage pour les touristes en vacances sur l'archipel de ne pas découvrir cette tradition originale et pleine de volupté. Comme une parenthèse bien-être au milieu d'un programme de visites chargé, on encourage les voyageurs à consacrer au moins deux jours entiers aux joies des onsen, voire à en faire leur thème principal pour un séjour axé sur la découverte de plusieurs destinations thermales. Cet article a été réalisé dans le cadre d'un séjour organisé et financé par la région Kyushu et les préfectures de Kumamoto et Oita pour la promotion visitkyushu. Kanpai a été invité et guidé mais conserve une liberté totale dans sa publication éditoriale.

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